1. La loi roumaine n° 170/2022 modifiant l’art. 369 de la loi roumaine n° 286/2009 sur le Code pénal roumain concernant l’incitation du public à la violence, à la haine ou à la discrimination à l’encontre d’une catégorie de personnes en Roumanie.

L’article 369 du Code pénal roumain est modifié et a le contenu suivant : “L’incitation du public, par quelque moyen que ce soit, à la violence, à la haine ou à la discrimination à l’encontre d’une catégorie de personnes ou à l’encontre d’une personne en raison de son appartenance à une certaine catégorie de personnes définie sur la base de la race, de la nationalité, de l’ethnicité, de la langue, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’opinion ou de l’affiliation politique, de la richesse, de l’origine sociale, de l’âge, d’un handicap, d’une maladie chronique non contagieuse ou d’une infection par le VIH/sida, considérée comme une cause d’infériorité de la personne, est punie d’une peine d’emprisonnement de 6 mois à 3 ans ou d’une amende.”

  1. L’ordonnance d’urgence roumaine n° 79/2022 complétant l’ordonnance d’urgence du gouvernement roumain n° 202/2008 sur la mise en œuvre des sanctions internationales à l’encontre de la personne morale roumaine détenue ou contrôlée par une personne ou une entité autorisée dont les fonds et/ou les ressources économiques sont bloqués en Roumanie.

La personne morale roumaine détenue ou contrôlée par une personne ou une entité autorisée dont les fonds et/ou les ressources économiques sont bloqués en Roumanie peut demander à l’autorité compétente d’établir un système de surveillance temporaire afin de garantir que la personne morale se conforme aux sanctions internationales. La personne morale roumaine surveillée a les obligations suivantes :

  • informer et communiquer en temps voulu au superviseur la date, l’heure et le lieu des sessions de l’assemblée générale des actionnaires, des associés, du conseil d’administration et autres réunions similaires en Roumanie concernant la gestion, ainsi que les documents à débattre ;
  • permettre l’accès du superviseur à tous les lieux en Roumanie où la personne exerce son activité ;
  • permettre l’accès du superviseur en Roumanie à tous les documents reçus par la personne morale ou émanant d’elle, notamment les documents financiers-comptables, les documents juridiques et autres enregistrements relatifs à l’activité économique.